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L'actualité
Week end à Moulin Mer.
Thème : week end marrant (et marin).
Acteurs : Delphine, Nathalie, Marie, Marie-Thérèse, Philippe, Patrick, Sébastien, Marc.
Lieu : Centre nautique de Moulin-Mer, à Logonna Daoulas.
Date : 14 et 15 juillet 2007.
Sitôt le ramassage (non, pas le scolaire) des candidats à la grande Bleue, Sébastien, comme à son habitude, tous yeux fermés dans les virages - pour ne pas voir le danger, nous dépose sur notre lieu de villégiature, au centre nautique de Moulin-Mer pour un week end festif.
On arrive un peu à la bourre pour le repas du midi ; nos tables nous attendent, juste à l¹entrée de la salle ; on s¹installe et on attaque la salade de macédoine de légumes ; on a vraiment l¹impression d¹être en colonie de vacances ou à la cantine, avec des gosses qui braillent et s¹éclatent sur les autres tables ; on doit enfermer Chienmalin dans le bus, qui trouve que le week end commence mal pour lui car il n¹a pas droit de cité dans la salle !
Repas moyens dans l¹ensemble, surtout que grande est la déception de nos garçons : pas de vin sur la table, que de l¹eau à boire ! On nous dit qu¹il n¹y en a pas. Week end sous le signe de la flotte donc ? Au vue du ciel et de nos verres, ça en a tout l¹air...
L¹après-midi, on embarque dans la barge adaptée pour accueillir des gens en fauteuil, sous un ciel gris et plombé ; tous bien calés, on part à la découverte du fond de la rade de Brest, piloté de main de maître par un très jeune capitaine, le fils du moniteur, pas peu fier de manoeuvrer le volant et les commandes, grimpé sur les genoux de Sébastien.
On découvre, au plus près des berges, les rivages et les méandres de ce fond de rade de Brest, surprenant au passage, hérons et aigrettes garzette ; on aborde au plus près les épaves grises et rouillées de ce qui fut l¹orgueil de notre marine royale et plus particulièrement le Colbert, nouvellement arrivé.
Bonne nouvelle pendant le dîner, non pas que le menu se fusse amélioré mais miracle, on nous avait dégotté du vin rouge, malheureusement plus proche de la piquette que d¹un grand cru !...
Après le repas, les filles trépignent pour aller voir un feu d¹artifice, 14 juillet oblige, au grand dam de Séb qui pour une fois, n¹ayant pas d¹obligation de conduire, voulait faire une bise au vin rouge de la cantine...
Sous l¹insistance contagieuse de ces demoiselles - ce que femme veut, Dieu le veut, de bonne grâce, Séb emmena son petit monde voir son feu du 14, me laissant en bonne compagnie, avec les animateurs du centre ; j¹ai toujours eu horreur des fêtes du 14, défilé, flonflons et pétards...
Pas de bol pour la petite troupe, point de feu d¹artifice alentours, du vent et de la flotte à discrétion, ça oui ! La soirée n¹en était pas pour autant gâchée ; attablés dans notre salle qui nous était spécialement attribuée, où trônait une superbe chaîne hi-fi, mar plij, mais hélas, pas un seul cd en notre possession, nous vîmes débarquer Marc Rigolo (non, pas moi) avec son synthé et, en deux, trois mouvements, il nous anima la soirée, pianotant et chantant devant un public ravi et conquit, jusqu¹à tard dans la nuit.
4 h du mat¹ j¹ai des frissons... au lit, tout le monde !!!
On traîne un peu au lit le lendemain matin, surtout les filles, c¹est bien connu (rire, c¹est même pas vrai !) et on attaque la journée du dimanche, sous un ciel toujours aussi déprimant.
Au programme de l¹après-midi, sortie en mer sur le Filao, un voilier qui peut embarquer des personnes handicapées. Hélas, les éléments se déchaînent, pluie et rafales de vent s'en donnent à coeur joie et, malgré notre détermination et tous bien revêtus de ciré et de gilet de sauvetage, nous furent contraints de nous contenter d'une nouvelle sortie en barge.
Nous fîmes le tour du beau voilier et Patrick nous fit une démonstration du handimove, servant de cobaye pour un transfert courageux, en pleine tourmente.
Après cette brêve sortie, c¹est ressemblant à des pingouins tout trempés et figés que nous avons retrouvés, tous bien contents, la terre ferme.
A peine nous être bien séchés et changés, la pluie cessait de tomber, comme pour nous narguer une dernière fois.
Nous rentrâmes sans encombres dans nos logis respectifs, malgré tout heureux de ce petit week end dépaysant et arrosé au possible. |